La Maison Accueillante: le projet
Lieu d’accueil pour personnes en exil
La Maison Lucette est achetée, c’est fantastique !
Vous pouvez retrouver ici la génèse du projet d’accueil et visiter le site dédié la Coop Lucette.
Maison LUCETTE – Lieu d’accueil pour personnes en exil
Projet porté par l’association Passerelles
Parrainé par Manon Loizeau, journaliste et réalisatrice,
Emily Loizeau, auteure compositrice interprète,
François Gemenne, spécialiste des politiques du climat et des migrations,
et Hervé Le Tellier, écrivain.
Le contexte du projet :
En Europe, la crise migratoire ne correspond pas tant à une augmentation du flux migratoire qu’à un changement
de politique, ce que Camille Schmoll nomme une « dérive des frontières » (dans son livre Les damnées de la mer),
« le passage dit irrégulier est devenu la seule voie d’entrée vers le continent : tout comme l’asile à de nombreux
égards est devenu l’une des rares voies de régularisation possibles (…). C’est une crise de l’accueil »
En France, l’hébergement d’État des personnes exilées reste largement déficient. Les places existantes sont
insuffisantes, et une partie du parc d’hébergement est occupée par des réfugiés. En France, fin 2024, plus d’un
tiers des demandeurs d’asile (38,7%) ne disposait ni de place en Centre d’accueil ni d’allocation. Un chiffre qui est
en forte progression depuis l’année précédente. Des personnes en cours de procédure se retrouvent sans abri ni
argent. Les politiques d’éloignement hors d’Île-de-France aggravent la situation : l’OFII supprime les conditions
matérielles d’accueil en cas de refus d’hébergement, or ces hébergements sont souvent trop loin de leurs réseaux
d’entraide, ce qui explique le refus. Cela sature le 115 en milieu urbain, multiplie les camps et logements
insalubres, et plonge les exilés dans la précarité, renforçant xénophobie et rejet.
Face à cette situation, l’association Passerelles, créée en 2019, s’est donné pour mission d’accueillir et
d’accompagner des personnes exilées, et d’informer sur les problématiques de la migration et de l’accueil, à
travers :
-
le projet-phare de la Maison Lucette, maison accueillante à Dieulefit
-
l’information auprès des personnes exilées du territoire
-
l’organisation du festival annuel Les murs ne servent à rien : 3 jours de films, conférences, lectures,
-
écoutes radio, expositions autour des questions de migration (800 festivaliers en moyenne et 200 jeunes)
-
le lien avec la recherche sur les questions migratoires
-
l’organisation de journées entre les collectifs d’accueil drômois (animation du réseau, formation sur les
différents enjeux de l’accueil, analyse de pratiques et temps d’échanges, recherche-action)
Pourquoi Dieulefit ?
« A Dieulefit, nul n’est étranger »
Tout au long du XXe siècle, la France, à la fois pays d’immigration et pays d’accueil pour de nombreux réfugiés
politiques, a vu sa tradition d’asile mise à l’épreuve, en particulier durant la Deuxième Guerre mondiale. La Drôme
fut un exemple singulier de cet accueil, notamment en proposant des solutions propres au travers de
mobilisations citoyennes et caritatives qui accompagnèrent et heurtèrent les politiques publiques. Dieulefit, avec
d’autres villes de la Drôme, fait entièrement partie de cette histoire. Elle en tire jusqu’à aujourd’hui une identité
solidaire forte, un « patrimoine éthique ». Dieulefit et tout son territoire, riches de leurs associations et de leurs
citoyens engagés, bénéficient d’une dynamique qui leur a permis d’entrer dans le programme national « Petite
Ville de Demain ». Au vu des expériences et compétences individuelles et collectives d’accueil développées dans
notre association Passerelles, nous souhaitons plus que jamais favoriser et consolider cette solidarité à travers
l’ouverture de la Maison Lucette, maison accueillante de Dieulefit.
La Maison Lucette, c’est :
-
Hébergement de 12 à 15 personnes exilées
-
Accompagnement social
-
Pôle Ressources
-
Activités manuelles
-
Espace de vie socioculturel
-
Location d’un appartement et d’ateliers