Le festival Les murs ne servent à rien, 3 jours pour penser les migrations.

Documentaires – Lectures – Conférences – Expositions

 Plus de 800 festivaliers, 90 bénévoles, 8 films, des lectures, des conférences, des expositions…

 

Vendredi 18 septembre

20:00 [ Ouverture du festival ]

20h15 [ Lecture d’extraits ]

Choses qui arrivent de Touhfat Mouhtare, Bayard, 2025.

Alors que sa vie bascule sous le règne de la clandestinité et du qui-vive permanent, Touhfat Mouhtare s’interroge : d’où vient cette sensation de familiarité avec la crainte d’être démasquée, le sentiment d’urgence, la nécessité de ne surtout pas laisser la joie s’installer ? Mise dos au mur par sa situation désespérée, l’autrice sera sommée de répondre à une question longtemps fuie. D’une saisissante profondeur, ce texte où la spiritualité du récit initiatique côtoie l’espièglerie du conte pose une question radicale : comment s’accorder le droit de vivre ?

Lectrice : Nadine Despert

20h45 [ Film documentaire ]

A Fox under a Pink Moon 1h16 de Mehrdad Oskouei et Soraya Akhalaghi, 2025.

Soraya, jeune artiste afghane, documente avec son téléphone pendant cinq ans ses tentatives d’évasion d’Iran pour rejoindre sa mère en Autriche. Le film mêle vidéos personnelles, dessins animés et sculptures, exposant la détermination de Soraya à tracer sa propre voie. Entre scènes de fuite, chants et danses, il dévoile son courage face à un mari violent et une société conservatrice, sexiste et patriarcale, tout en montrant combien l’art est essentiel à sa survie. Grand Prix au FIFDH – Genève et Prix du meilleur film à l’IDFA – Amsterdam.

22h00 [ Discussion ]

Mehrdad Oskouei réalisateur.

Mehrdad Oskouei est producteur indépendant, réalisateur, photographe et chercheur iranien. Il est surtout connu pour sa tétralogie sur la jeunesse iranienne incarcérée. Il est l’un des documentaristes indépendants les plus acclamés d’Iran, avec une filmographie de plus de 25 œuvres et plus de 180 prix internationaux. Il est ambassadeur culturel du comité humanitaire des Nations Unies et membre fondateur de l’Institut d’Anthropologie et de la Culture d’Iran. Il enseigne le cinéma en Iran et dans le monde entier.

Samedi 19 septembre

10h30 [ Lecture d’extraits ]

La Tête dans le mur, un journaliste en déroute au Trumpistan d’Émilien Bernard, Lux, 2026.

Amateur de causes perdues, Émilien Bernard part couvrir les élections américaines de l’automne 2024. Son terrain : la frontière avec le Mexique. De San Diego à Ciudad Juárez, il rencontre celles et ceux qui la subissent ou la dénoncent, des exilés pourchassés aux militants vent debout contre les politiques migratoires mortifères. Mais divers obstacles entravent son travail : le soleil, le sable, le mezcal, sa dépression, ses hallucinations, l’hostilité des locaux, les complotistes, les trumpistes, la police des frontières et ses geôles, et surtout le mur, ce satané very very big wall tant vanté par Trump, dans lequel il fonce tête baissée. Ce livre raconte une déroute.

Lecteur : Julien d’Abrigeon

11h15 [ Conférence ]

Pourquoi s’emmurer ? Essai sur une frénésie planétaire

par Damien Simonneau, maître de conférences à l’INALCO, à partir de son ouvrage éponyme (Stock, 2024).

Les États construisent aujourd’hui de plus en plus de murs à leurs frontières. On peut les répertorier et analyser leur degré de sophistication en lien avec des discours de la menace protéiforme. Or, les murs sont aussi dans les têtes. Pourquoi s’emmurer ? prend à bras le corps l’idée que nos frontières seraient des « passoires » à colmater,
et entend rappeler que l’emmurement est issu de choix politiques. Ces choix consacrent des pratiques concrètes de défense et de sécurité tout en mettant en scène un imaginaire sur l’identité d’une société, sur l’action de l’État, sur le rapport au territoire, à la migration, à l’altérité et au monde.

11:45 [ Repas ]

14h15 [ Film documentaire ]

Les Hommes seuls 1h00 d’Yves Dormes, 2024.

Plongée au cœur d’une situation schizophrénique où l’État belge accueille et abandonne dans le même temps les hommes seuls dans la rue. En plein centre de la capitale, Raziq, un jeune Afghan, et ses amis survivent dans des conditions indignes. Face à la situation qui se dégrade, les autorités leur promettent une place dans un Centre, mais c’est la confusion : de squats en campements, les demandeurs d’asile sont chassés. La société civile pare au plus pressé : logement, nourriture, vêtements…
Si un accueil digne est inscrit dans la loi, rien n’y fait, l’État belge est condamné par la justice et par la Cour européenne des Droits de l’Homme.

15h15 [ Conférence ]

Les Ratés de l’hébergement des personnes exilées en France par Julia Briland, juriste du droit d’asile, et Mohamed Kanimba, personne concernée.

16:00 [ Pause ]

16h30 [ Conversation ]

Accueil et Non-accueil en France avec Najat Vallaud-Belkacem, présidente de France terre d’asile.

17:15 [ Film documentaire ]

On n’est pas nos parents 1h28 de Matteo Severi, 2024.

Réservée par Citroën à la main-d’œuvre immigrée, l’usine d’Aulnay-sous-Bois connaît sa première grève en 1982. Trente ans plus tard, c’est au tour d’une nouvelle génération d’entrer en lutte. Dignes héritiers de leurs parents, les ouvriers font ressurgir une mémoire oubliée, et offrent une perspective unique sur l’histoire de la France contemporaine. Plus qu’un film sur une grève, ou sur les luttes de l’immigration, On n’est pas nos parents raconte le combat des ouvriers pour préserver leur mémoire, un héritage précieux qui rassemble deux générations qu’en apparence tout oppose, et offre ainsi une perspective unique sur l’histoire de la France contemporaine.

18:45 [ Discussion ]

Matteo Severi1 et Philippe Hanus2

1. Réalisateur  2. Ethnopôle « Migrations, Frontières, Mémoires », Le Cpa, Valence.

19:45 [ Court-métrage documentaire ]

Le Cosmonaute syrien 13mn de Charles Emir Richards, 2025.

7 jours 23 heures et 5 minutes. C’est le temps que Muhammad Faris passe dans l’espace en juillet 1987, devenant ainsi le tout premier cosmonaute syrien.
À son retour sur terre, il est célébré comme un héros national. Des écoles, des rues, un aéroport portent son nom. Quand la guerre civile éclate en Syrie en 2011, ce natif d’Alep renie le régime sanglant de Bachar Al-Assad et se joint aux manifestations avant de fuir vers la Turquie voisine avec sa famille. Comme des millions de ses compatriotes, le cosmonaute devient alors un réfugié.

« Si la Terre est belle vue de l’espace, c’est parce qu’on n’y voit pas les cicatrices des frontières. » Muhammad Faris

20:00 [ Repas ]

20:30 [ Concert ]

Olaïtan Brass Band

Fondé en 2016, l’Olaïtan Brass Band, dont le nom signifie « source intarissable », réunit sept musiciens animés par une même passion : créer une musique vivante et accessible à tous. Inspirés par les traditions du Bénin et du vodoun, ils mêlent cuivres et percussions dans une énergie collective qui invite à la danse et au chant.

Dimanche 20 septembre

10:00 [ Conférence ]

Maison Lucette

On vous raconte tout sur l’ouverture de la Maison d’accueil de personnes exilées portée
par l’association Passerelles.

11h00 [ Lecture d’extraits ]

Étranger de Karine Parrot, Anamosa, 2023.

L’histoire de la nationalité française a été inventée à la fin du XIXe siècle pour fabriquer des étrangers et les soumettre à des régimes plus ou moins sévères et cruels suivant les besoins du marché du travail. Barbare, métèque, esclave, aubain… Pendant longtemps, il n’a pas existé de définition univoque de l’étranger. Il se définissait comme celui venu d’ailleurs et il existait donc autant de figures de l’étranger que de manières inventées par les humains de former communauté. Ce flou a aujourd’hui disparu. L’État-nation s’est approprié le concept pour en dessiner les contours : l’étranger est celui qui n’a pas la nationalité de l’État sur le territoire duquel il se trouve. Désormais attribuée de manière certaine par l’effet du droit, la nationalité sépare irrémédiablement le national et l’étranger.

Lectrices : Virginie Komaniecki et Chloé Peytermann

11h30 [ Court-métrage d’animation ]

Carcassonne-Acapulco 14mn de Marjorie Caup et Olivier Héraud, 2025.

À bord de leur avion, un pilote, son copilote et leur fidèle hôtesse passent un agréable voyage quand soudain quelqu’un frappe à la porte de l’extérieur de l’appareil. Faut-il laisser entrer cet inconnu ?

11h45 [ Pause ]

12h15 [ Conférence musicale ]

Carte de séjour, un groupe rock dans la « douce France » des années 1980 par Philippe Hanus, ethnopôle « Migrations, Frontières, Mémoires », Le Cpa, Valence.

Carte de séjour, emmené par Rachid Taha, a ouvert le rock français aux musiques du Maghreb. Engagé dans la lutte pour la justice sociale et contre le racisme, il incarne une forme de résistance artistique aux assignations identitaires.

12h45 [ Repas et/ou visite de la Maison Lucette ]

173 rue des Reymonds, Dieulefit.

14h45 [ Film documentaire ]

Le Choix de Fati 45 mn de Fatima Dadzie, 2021.

À peine débarqués en Italie, Fati et son mari échouent dans un camp. Au bout de six mois, Fati, qui ne supporte pas l’absence de ses enfants, se rend à l’ambassade du Ghana, à Rome, pour être rapatriée. Elle donnera naissance à leur cinquième enfant chez elle. Depuis, son mari a demandé le divorce et elle subit l’opprobre de son entourage. Autour d’elle, personne ne comprend qu’elle ait décidé d’abandonner après toutes ces épreuves. Fati aurait dû, avec l’argent gagné en Europe, remplir son devoir envers sa famille. Ceux qui restent au pays ont une vision déformée de la vie des personnes migrantes sur le sol européen, et des attentes parfois irraisonnées. En recueillant leur parole, Fatimah Dadzie témoigne de l’irrésistible pression sociale qui pousse à l’exil les jeunes Africains et Africaines.

15h30 [ Écoute radiophonique ]

 Du Togo aux Alpes 25 mn d’Olivia Müller et Peire Legras, 2025.

Pierre-Koffi Alanda est un paysan togolais installé dans un hameau des Alpes-Maritimes. Sur ces terres où le RN bat tous les records, il cultive ses parcelles en agriculture biologique et chante pour rompre la solitude des champs.

16h00 [ Pause ]

16h30 [ Film documentaire ]

Letters from Wolf Street 1h37 de Arjun Talwar, 2025.

Intéressé par le cinéma polonais, Arjun Talwar a quitté l’Inde pour suivre des études de cinéma en Pologne. Une décennie plus tard, son intégration s’avère plus lente et plus complexe qu’anticipé. Caméra à la main, il pose un regard empreint de bienveillance sur ses voisins de la rue Wolf à Varsovie. Le cinéaste capte les banalités du quotidien de son quartier, le racisme latent ou affirmé et brosse un portrait de ce microcosme auquel se greffe une salutaire dose d’humour. Abordant plusieurs réflexions sur l’immigration et l’appartenance, ce sincère antidote à la haine permet d’observer que le présent traîne un lourd passé. Prix Gilda Vieira de Mello au FIFDH-Genève.

18h15 [ Clôture ]

Merci à notre cher public de respecter les horaires ; la salle sera fermée quelques minutes après le début des contenus, pour une meilleure écoute.

Évènement organisé par l’association Passerelles

  Participation libre |  Petite restauration

  direction@passerellesasso.fr

  www.passerellesasso.fr

  06 19 91 12 88

Programme pour les enfants

Durant le week-end, l’association Stimuli proposera à la Halle de Dieulefit des médiations culturelles, lectures, activités et des projections de films sur les questions migratoires.

La Micro-Folie Dieulefit-Montélimar projettera une collection de contenus artistiques et historiques issus d’institutions nationales et internationales grâce à un Musée numérique.

Samedi 19 septembre

10h30 > 11h [ Lectures ]

Les Réfugiés et les Migrants (Ceri Roberts et Hanane Kai) et d’autres livres, pour comprendre la différence entre réfugiés et migrants, les raisons qui obligent certains à quitter leur maison ou leur pays, les conditions de leur voyage et les conséquences sur leur vie quotidienne. (6 ans et +)

11h > 12h [ Jeux et activités ]

Un Jeu de l’Oie qui reprend les questions que posent les livres Les Migrants (Sandra Laboucarie) et Le Petit Livre pour parler des enfants migrants (Sophie Bordet-Petillon), et aussi un Jeu des 7 Familles de la Cimade. (6 ans et +)

12h > 12h30 [ Film ]

Boat People (K. Boersma et T. Lam.) 10’, suivi d’un échange. Un documentaire bouleversant sur l’arrivée des Boat People à Limoges. (8 ans et +)

14h > 15h [ Musée numérique ]

Projection de contenus historiques et artistiques issus, entre autres, des collections du musée de l’Histoire de l’immigration. (8 ans et +)

15h > 16h30  [ Création d’une fresque collective ]

Couleurs de peau. En jouant à mélanger des peintures, les enfants créeront leur propre nuance de couleur de peau. Sur la fresque collective, ils déposeront leur empreinte et un mot qui leur tient à cœur. (6 ans et +)

16h30 > 17h30 [ Film ]

Dounia, le grand pays blanc (A. Kadi et M. Zarif) 51’,
suivi d’un échange. Les aventures de Dounia, petite fille aux éclats d’étoiles dans les cheveux, se poursuivent dans son pays d’adoption, le Canada. (6 ans et +)

Dimanche 20 septembre

10h > 10h30 [ Lecture d’extraits ]

Frontières, un livre exceptionnel de Karim Ressouni-
Demigneux et Karine Maincent, pour découvrir l’histoire et les rôles historique, géographique, sociologique des frontières à travers le monde. Depuis quand les frontières existent-elles ?
Pourquoi nous séparent-elles ? Lors de sa sédentarisation, l’Homo Sapiens a cherché à se protéger en délimitant son territoire. Au fil du temps, les notions de propriété, d’État et de pays ont évolué, toujours marquées par des questionnements autour des frontières. Pour certains, les traverser est un enjeu vital, tandis que pour d’autres, c’est un voyage. (8 ans et +)

10h30 > 11h30 [ Jeux et activités ]

Un jeu d’association autour des migrations où l’on associe devinettes et cartes-images, à partir d’une sélection d’œuvres du musée de l’Histoire de l’immigration. (8 ans et +)

11h30 > 12h [ Écoute du podcast ]

Une vie sur pause donne la parole aux enfants et aux familles vivant en Centre d’accueil pour demandeurs d’asile. (8 ans et +)

14h > 15h30  Musée numérique ]

Projection de contenus historiques et artistiques issus, entre autres, des collections du musée de l’Histoire de l’immigration. (8 ans et +)

15h30 > 16h30 [ Jeux et activités ]

Un Jeu de l’Oie qui reprend les questions que posent les livres Les Migrants (Sandra Laboucarie) et Le Petit Livre pour parler des enfants migrants (Sophie Bordet-Petillon), et aussi un Jeu des 7 Familles de la Cimade. (6 ans et +)

16h30 > 17h30 [ Film ]

Dounia, le grand pays blanc (A. Kadi et M. Zarif) 51’, suivi d’un échange. Les aventures de Dounia, petite fille aux éclats d’étoiles dans les cheveux, se poursuivent dans son pays d’adoption, le Canada. (6 ans et +)

Expositions

Le Bonheur viendra après

Exposition photographique de Camille Millerand

Le Bonheur viendra après réunit deux corpus photographiques, Bled Runner et Preuves de vie et de travail sans papiers, réalisés entre 2014 et 2025. Ce travail d’auteur, inscrit dans une démarche documentaire, interroge la question migratoire entre les continents africain et européen. Il donne à voir les récits de ces « aventuriers » du XXIème siècle, à rebours du repli sur soi et des discours biaisés sur les migrations.

Preuves de vie et de travail sans papiers

Née d’une rencontre avec les chercheurs Émeline Zougbédé (université de Rouen-Normandie) et Stefan Le Courant (CNRS), cette série rassemble 43 photographies, textes et légendes consacrés aux parcours d’hommes et de femmes confrontés au travail sans papiers et à la quête d’une régularisation. Fruit de dix années d’enquête, elle s’inscrit dans un programme de recherche de l’Institut Convergences Migrations explorant de nouvelles formes de récit entre photographie et sciences sociales. Une partie des images a été réalisée dans le cadre de la grande commande nationale Radioscopie de la France : regards sur un pays traversé par la crise sanitaire, financée par le ministère de la Culture et pilotée par la BNF.

Bled Runner

Bled Runner suit les trajectoires de Rodrigue, Michelle, Pascal et Fabrice, rencontrés en Algérie en 2015. Avec la journaliste Leïla Beratto, Camille Millerand partage leur quotidien à Derwisha, une maison « sans toit » de la banlieue d’Alger où vivent une trentaine d’« aventuriers », principalement camerounais et ivoiriens. Depuis 2017, certains ont rejoint l’Europe, d’autres sont retournés au Cameroun ou en Côte d’Ivoire pour y reconstruire leur vie.

Exposition réalisée en partenariat avec Amnesty International, dans le cadre du rapport À la merci d’un papier, comment l’État fabrique la précarité des travailleurs étrangers, ainsi qu’avec la BNF et l’Institut Convergences Migrations.

Photographe indépendant depuis 2007, Camille Millerand collabore notamment avec Le Monde et développe un travail au long cours sur les migrations entre l’Algérie, la France et la Côte d’Ivoire. Lauréat en 2021 de la bourse Canon du court-métrage de Visa pour l’Image et sélectionné la même année pour la grande commande photographique de la BNF, il réalise la série Preuves de vie et de travail sans papiers et co-réalise Premier de Corvée, présenté au festival en 2024.

  
L’Usine, 25a route de la Faïencerie, Le Poët-Laval

 
Vernissage en présence de l’artiste le samedi 12 septembre à 15h.

 
Du dimanche 13 au samedi 26 septembre, de 14h à 18h, sauf les lundis.

 
Ven. 18, sam. 19, dim. 20 septembre de 10h à 18h.

Exils soudanais

Exposition photographique d’Adrienne Surprenant

Entre 350 000 et un million de Soudanais sont arrivés en Libye depuis le début de la guerre au Soudan, en avril 2023. Ce reportage photographique retrace l’exil de personnes vivant dans des « fermes », camps de réfugiés insalubres, cherchant de l’emploi journalier ou pris dans l’étau du système d’incarcération libyen.

Un reportage photographique réalisé pour Le Monde et le Wall Street Journal.

Adrienne Surprenant est membre de l’Agence MYOP et de Women Photograph. Elle a affirmé son écriture documentaire en abordant des sujets au long cours, au Nicaragua, puis entre le Cameroun et la République centrafricaine. Ses thématiques de prédilection se situent à la lisière entre le visible et l’invisible, en espérant rendre aux situations qu’elle aborde la complexité qui peut permettre de s’y confronter de façon honnête et empathique. Ses travaux ont été publiés dans de nombreux médias internationaux : Washington Post, Time, The Guardian, Le Monde, Le Monde diplomatique, Al Jazeera et The New Humanitarian.

 
Le Lavoir, rue Gainarde, Dieulefit

Ven. 18, sam. 19, dim. 20 septembre de 10h à 18h.

Jusqu’à ce que la terre apparaisse

Exposition photographique de Sameer Al-Doumy

Réalisé en janvier 2026 à bord de l’Ocean Viking, navire de recherche et de sauvetage de SOS Méditerranée, ce projet documente plusieurs opérations menées quelques mois après l’attaque du navire par les garde-côtes libyens alors qu’il portait secours à des migrants en détresse. Au cours de cette mission, plus de 120 personnes ont été secourues. Certaines dérivaient depuis des heures à bord de canots pneumatiques surchargés. Sur cette portion de la Méditerranée, une panne de moteur, une voie d’eau ou un changement de météo peut rapidement devenir une question de vie ou de mort. Au-delà des chiffres, ces traversées racontent des vies suspendues entre deux rives, jusqu’à ce que la terre apparaisse.‌

Sameer Al-Doumy est un photojournaliste franco-syrien né en 1998 à Douma. Dès l’âge de 13 ans, il
a filmé les premiers soulèvements anti-régime.
Il n’a pu poursuivre ses études mais a passé trois années à documenter les violations des droits de l’homme. En 2014, dans des circonstances très hostiles, il a commencé à apprendre la photographie via des tutoriels vidéo. Fin 2014, il a débuté sa carrière professionnelle comme free lance pour l’AFP. Depuis, ses travaux sur les conflits, les crises humanitaires et la vie quotidienne lui ont valu une vingtaine de récompenses internationales. Mi-2018, il est arrivé en France comme réfugié. Il dirige actuellement le service photographique du bureau de Lille de l’AFP, et couvre le Nord de la France, avec une priorité sur la crise migratoire.Sameer Al-Doumy est animé par une foi profonde dans le pouvoir de la narration visuelle : elle révèle la vérité, donne voix aux personnes vulnérables, dénonce les injustices. Pour lui être photographe est plus qu’une profession : ses convictions entretiennent sa quête constante.

 
Maison Lucette,
173 rue des Reymonds, Dieulefit

 
Ven. 18, sam. 19, dim. 20 septembre de 10h à 18h

Ça se passe pendant le festival

Librairie éphémère

Plus de 200 ouvrages (romans, essais, poésie, BD, photographie, livres jeunesse) sur les questions migratoires.

En partenariat avec la librairie Sauts et Gambades.

Trois jours pour penser les migrations

Notre festival Les murs ne servent à rien se donne le temps de penser les questions migratoires, avec exigence, et en croisant de nombreux médiums et invités. Il se tient chaque année en septembre à Dieulefit (26), il dure trois jours et réunit films documentaires, lectures de textes, conférences, expositions, écoutes publiques de radio. 

La génèse du festival

L’édition 0 des Murs ne servent à rien était une exposition, qui a eu lieu à Genève, en 2016. Nous avons construit cette grande exposition d’art contemporain, dans un lieu d’art alternatif, sur les questions de migration, avec des travaux d’artistes eux-mêmes exilés, ou qui portaient un regard sur les migrations. Nous avions attaché à cette exposition une nuit de films documentaires sur ces questions, une soirée de lectures ainsi qu’une table ronde.
L’année d’après, Chloé Peytermann poursuivait ce projet à Dieulefit, avec une soirée de films et de lectures. Depuis, le festival a lieu chaque année, il est porté par l’association Passerelles, et il grandit de plus en plus, tant par la fréquentation que par la diversité des contenus proposés. En effet le croisement des mediums en est l’identité particulière : films, lectures de textes, écoute radio, expositions de photographie, cartographie, historique, discussions avec des chercheurs, des journalistes, des auteurs, conférences juridiques….
Nous croisons les narrations, les points de vue et les échelles, pour appréhender les questions migratoires avec exigence et finesse.